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Quebec - March 15, 2009

Taqqiq: un beau rêve prémonitoire!

Lorsque j’ai découvert les œuvres de l’artiste française Taqqiq à Expoart 2008 à Montréal, j’ai immédiatement été saisie par la force de sa peinture, la magnificence des couleurs bleues, la dimension de ces tableaux, puis la sensation absurde d’être dans un rêve remplis de symboles et de dessins inconnus.

Après avoir réfléchi sur chaque image, je l’ai approché pour la questionner. Comme d’habitude quand j’observe des expositions collectives, j’adore les parcourir, y jeter un œil, puis rester là où mon imagination a été séduite. Ce jour- là, il y avait plus de 1500 œuvres d’art, 60 artistes d’ici et d’ailleurs.

Ensuite, j’ai remarqué que non seulement Taqqiq est très engagée dans la peinture, la sculpture, l’écriture mais aussi dans un projet dénommé FREEBIP, qui comme elle l’assure, « c’est en quelque sorte un portail pour une nouvelle dimension, de l’intégration, la matérialisation de la dimension collective en lui laissant la possibilité de progresser par elle-même ».

J’adore Montréal

Taqqiq est née le 29 juillet 1961 à Metz en France, elle a étudié aux arts Décoratifs de Strasbourg (France) et à la AllegmeineKunstGewerbeShule de Bale (Suisse). Elle a exposé de 1985 à 1989 en France à Marseille, Strasbourg, Bordeaux, Lyon, Paris et à Dakar (Sénégal), durant cette période elle a crée des ateliers de peinture dans des écoles et collèges de Marseille et Lyon en collaboration avec les municipalités et le Ministère de la Culture. Elle a aussi crée de nombreux décors, costumes et maquillages pour le théâtre et la danse. Son séjour en Afrique a été déterminant, comme elle l’explique « il a ancré, suite aux expériences que j’ai vécue, la certitude en ce qui me concerne, que l’univers dans lequel nous vivons est beaucoup plus vaste et complexe que ce que nous en percevons ».

Taqqiq a reçu son nom artistique de la culture des Inuit du Canada, qui signifie « lune » à la suite d’un songe. Cette année elle est parmi nous à Montréal, une ville qu’elle aime profondément, pour sa richesse multiculturelle, son architecture, l’intellectualité, la qualité des spectacles, les restos. « En fait j’aime surtout Montréal pas parce que c’est un petit Paris, mais parce que cette ville est exceptionnelle par son brassage d’ethnies et de cultures issuent du monde entier, par le respect qu’elle accorde à chacun dans toutes ses dimensions, par son dynamisme culturel, parce qu’elle représente quelque part à mes yeux FREEBIP”. Dit-elle avec enthousiasme.

A partir de 2009, Montréal est devenue la maison artistique de Taqqiq pour développer son projet humaniste, qui est un pari sur notre capacité à faire de notre vie une œuvre d’art.

 

N.G: Qui est Taqqiq?

Taqqiq : une porteuse de rêves? Un témoin dont le regard est tourné vers les étoiles et qui comme la lune reflète et restitue les images et les sensations découvertes dans ces espaces universels et inconscients.

 

N.G: Qu’est ce qui motive votre inspiration pour cet art onirique symbolique instinctif, mystique?

Taqqiq: Peut être une quête…ma source d’inspiration? Je tente de comprendre ce qui peut relier les hommes entre eux dans le temps et l’espace, à travers les cultures des “hommes premiers” qui se fiaient à leurs instincts et notre civilisation. Le dénominateur commun: ces rêves qui nous animent profondément, où le minéral le végétale, l’animal, l’humain et l’esprit sont en correspondance.

 

N.G: Vous avez participé à Expoart Montréal 2008. Pouvez-vous nous en parler un peu?

Taqqiq: Le cadre de cette grande manifestation m’a permis de réaliser une performance de présentation d’une série d’œuvres picturales. Ces tableaux restituent une expérience sensorielle et visuelle profondément troublante qui propose de reconsidérer sa place avec la coopération des cycles lunaires. Pour ce faire une matrice cosmique a été réalisée afin que chacun puisse se retrouver en situation. Cette matrice est une porte entre nos différentes dimensions terrestre jusqu’à celles de l’esprit.

 

N.G: Pourquoi les femmes sont toujours présentes dans votre œuvre d’art?

Taqqiq: Oui il y a beaucoup de femmes, mais vous avez vu qu’il y a aussi d’autres personnages. Je ne dirais pas des femmes, mais La Femme, c’est toujours la même et elle est sans visage … elle incarne pour moi la mère porteuse de ce nouveau monde en gestation qui va se manifester sans aucun doute dans ces prochaines années. Nous avons tous conscience que notre société doit se transformer et que nous devons nous réinventer pour renaître à une nouvelle conscience. Nous avons pénétré la dimension collective et celle ci à mon sens doit se construire avec de nouvelles perspectives; plus de synergie et la conscience que l’action individuelle a une incidence et une résonance pour nous tous et en tous lieux.

 

Une proposition unique

Taqqiq a été distinguée à plusieurs reprises : En 1985 Palette d’Argent de la Fédération Internationale du Commerce de l’Industrie et de l’Économie. Après en 1987 Prix du Conseil Régional de la Région Provence Alpes Cote d’Azur, puis en 1988 Prix des Jeunes de la Ville de Paris.
Sa première exposition en 1985 était en blanc et noir, quelques années plus tard, elle se transcende dans le monde de la couleur. Curieusement son dernier projet FREEBIP qui se matérialise en 2006, est inspiré entre autres, par un rêve révélateur qui lui a fait méditer sur la lune, la psyché collective, et des attractions mutuelles.

 

N.G: Comment une artiste aussi éclectique que vous s’est engagée dans un projet comme FREEBIP?

Taqqiq: C’est une vieille histoire, une rencontre, ce projet remonte à 1985 quand un vieil homme m’a dit un soir très ému qu’il m’enviait parce que j’allais vivre l’époque où le poids d’une pensée allait faire basculer le cours de l’humanité. Cette phrase m’a transpercée, je l’ai vécue comme la vérité! Je sais c’est présomptueux mais c’est ainsi que l’ai vécu… n’oublions pas qu’à cette époque il n’y avait pas d’ordinateur pas de web et pas de téléphones cellulaire.

 

N.G: Quel est le sens de FREEBIP?

Taqqiq:Manifester ce qui nous rassemble. Prendre conscience de ce qui nous anime profondément et le voir; visualiser physiquement à l’aide du net au travers de l’œuvre collective où sur notre planète les êtres partagent les mêmes désirs, les mêmes rêves, les mêmes idées et pouvoir au travers des impulsions individuelles (via et la téléphonie mobile et le web en interaction) se reconnaître dans cette communauté sans avoir besoin d’un représentant pour les catalyser. Laisser ces idées s’exprimer individuellement sans aucun n’abdique ce qui l’anime profondément et individuellement. Permettre à chacun qu’il soit fort ou fragile la possibilité de se manifester et d’apparaître ensemble dans une dimension de partage, de respect, de reconnaissance, d’harmonie, d’équité, de paix et d’amour.

 

 

N.G: Pour quoi avez-vous choisi des fleurs pour représenter les mots amour, paix respect, équité, harmonie, reconnaissance, partage?

Taqqiq: La fleur est un symbole universel. Elle embellie la vie, et voir fleurir la terre c’est une image qui réjouie.

 

N.G: Qu’apporte FREEBIP au monde?

Taqqiq: C’est un nouveau mode de communication imaginé et conçu pour réaliser une œuvre d’art collective. Fleurissons la terre! Prenons le pouvoir, regardons et organisons ce qui nous unis.

 

 

Finalement, elle nous invite tous à partager l’expérience d’une vision collective.

 

http://www.freebip.com/
Remerciements: Taqqiq & Jeff

 

 

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