Tu n’es pas la même
que j’avais connue.
Très arrogante,
inébranlable,
froide,
méticuleuse,
avec ton menton élevé,
comme quelqu’un
qui ne doit rien.
Ta peau lisse,
sans sentiment,
se pourrit maintenant.
Tu ne peux pas le cacher,
et je te regarde en secret.
Tu as tellement de sang
que tes victimes te réclament.
Mais tu n’écoutes rien.
Tu as perdu ta sensibilité.
L’animosité
t’a blessée mortellement.
Chez nous,
la terre s’ouvre,
on entend des cris,
des corps démembrés,
les innocents
qui demandent une mort digne,
et ces mères inconsolables,
sans le droit de pleurer,
contemplent ces cœurs brisés
en attendant le pire.
Ces hommes vont trop loin
pour préserver le pouvoir.
La violence
les alimente,
les excite.
Malgré cela,
ils se perçoivent
comme les vrais libérateurs.
La lutte
n’est jamais terminée.
Entre-temps,
que fais-tu ?
Ta volonté est souillée.
Tu es une simple illusion maudite
qui n’existe pas.
Mieux vaut souffrir
dans la solitude.
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